Facebook est une entreprise vraiment spécifique dans l'histoire du web. Cette semaine encore, nous avons vu une vidéo intitulée "the world is obsessed with Facebook", ca laisse rêveur...
Facebook a grandit rapidement et est une entreprise particulièrement gourmande (elle se positionne un peu sur tous les terrains comme le montre le schéma ci-dessus).
Selon les jours, on dit de Facebook qu'ils vont s'éteindre comme ils se sont allumés ou à l'inverse qu'ils pourraient être au centre du web devenant ainsi l'ennemi de la plupart de ses éminents acteurs.
Cet article du Wall Street Journal montre à quel point Facebook s'est intégré partout tant sur les sites de partage (images, vidéos), que la vente à distance, que la géolocalisation, que la discussion entre internautes, que les jeux en ligne, que la publicité en ligne (bien sur) et bientôt sur mobile.
En devenant l'un des sites ou les internautes passent le plus de temps au monde, le futur de Facebook devient complexe.
Géant au pied d'argile ou futur dictateur ?
Yahoo !, Myspace, Microsoft (Bing), Amazon, Paypal et bien d'autres ont décidé de s'allier avec eux bon gré mal gré.
Et, l'actualité de cette semaine laisse supposer un partenariat avec le moteur de recherche chinois Baidu (68% de part de marché en Chine).
A l'instar de Google, j'ai l'impression que Facebook va finir par faire peur aux consommateurs, d'autant plus que la main mise sur les données privées est très claire et pas particulièrement bien gérée. Côté entreprise, ce n'est pas mieux puisqu'aucune information ne leur appartient, l'investissement est donc relativement hasardeux si on prend les manières classiques de raisonner.
Par conséquent d'une marque adorée pour son service, je pense qu'ils peuvent facilement passer de l'autre coté de la barrière...
Par contre, je n'ai pas la sensation que Facebook ait la solidité de Google au niveau financier ni les mêmes appuis sur les lobbys.
Par ailleurs, l'ambition étant gigantesque, les autres acteurs qui partitionnent aujourd'hui avec Facebook pourraient bien retourner leur veste au moindre coup de vent...
En effet, Facebook fait un peu cavalier seul dans ce monde et veut simplement cannibaliser les autres quand Google a une logique un peu différente (même s'il a fait du mal à beaucoup d'acteurs).
Comme le fait remarquer Marie sur l'industrie de la presse, quand Google renvoit du trafic, Facebook garde tout pour lui.





