77 notes dans la catégorie "Analyse marketing "

0610

Marketing/Communication : doit on tout arrêter en période de crise ?

Par greg, à 22:52

Hope Vous n'êtes pas sans savoir que le CAC vient de chuter de 9%, que nous vivons une période économique un peu compliquée et du coup j'observe ce qui se passe autour de moi...
Et concrètement, ce que je vois ce sont des entreprises qui se referment sur elles mêmes : on coupe les budgets, on annule tous les développements marketing, on réduit le risque et on essaie de cajoler ses actionnaires en leur donnant des dividendes confortables.
Histoire de faire un lien avec la note précédente, imaginez vous célibataire....depuis des mois...oui oui carrément, c'est dur dur quoi !
Le pire, c'est que pour vos ami(e)s la vie est dure aussi de ce coté là...
Alors qu'allez vous faire si vous souhaitez séduire ?
Vous recroquevillez sur vous même et vous morfondre ou alors investir dans de nouvelles fringues et du parfum pour être beau/belle et fringuant et ainsi vous permettre de vous différencier de vos ami(e)s ?
Il en va un peu de même pour les entreprises, ni plus ni moins !
Je trouve incroyable que les entreprises aient une stratégie aussi court terme quand les temps se durcissent un peu car à tout couper, elles tombent dans une spirale infernale : pas de nouveautés produits sexy donc pas d'intérêt de la part des consommateurs et puis pas de communication donc encore moins d'intérêt bref...à vouloir réduire les risques, on en prend encore plus...
Et oui car dans le même temps, il y a des entreprises malines qui vont savoir tirer partie de cette période difficile car plus à même à prendre des risques.
En effet, pour reprendre l'image du célibataire, si un des mecs (ou filles d'ailleurs) sait se différencier et apporter des idées nouvelles, il y a des chances pour que les gens s'intéressent beaucoup plus à lui/elle.
Ainsi, en période de crise j'aurais vraiment tendance à conseiller aux entreprises de redoubler de créativité et de prendre un peu de risques car elles pourront ainsi sortir du lot beaucoup plus facilement.
Quant à la forme, réfléchissez !
Ca peut paraître étonnant mais dans un contexte où tout le monde va commencer à communiquer sur les économies (et casser le moral des troupes - regardez les pubs des enseignes de grandes distribution), faites une communication plus originale...
Enfin moi je dis ca...

0210

Rater son référencement en 10 leçons !

Par greg, à 08:49

Vous le savez peut être, une des activités de Vanksen est l'identité numérique à travers l'entité LegitiName.
Nous voyons fleurir de manière quotidienne des bons conseils pour le référencement, idées plus ou moins bonnes d'ailleurs, nous avons donc souhaité apporter notre petite pierre mais en prenant le problème à l'envers et en prodiguant les 10 plus mauvais conseils en terme de référencement !!!

1) Le maître mot d'un référencement raté ? La discrétion !        

Ne parlez surtout pas de votre site à votre entourage ni aux communautés susceptibles d'être intéressées par son contenu, et au malheur, ne proposez aucun lien vers lui. Votre site vous est destiné, veillez à ne pas le partager !

       

2) Suivez au jour le jour la valeur de votre page rank

   

Il est important, voir primordial, d'être au courant des évolutions de son page rank, c'est le seul indicateur valable. Il est évident qu'avec un page rank de 6 vous laisserez loin derrière vous les sites de concurrents au page rank inférieur.

       

3) Vous connaissez votre cible par coeur tout comme ses habitudes de recherche

   

Il semble donc évident que vous connaissez "LE MOT CLEF" que les internautes vont taper pour trouver vos produits. Optimiser votre site sur ce seul et unique mot  et c'est le succès assuré !

La suite est sur le journal du net !

1507

Les blogs c'est bien mais les media sociaux....

Par greg, à 22:17

Sans condescendance aucune, certaines personnes travaillant dans le marketing et la communication me fascinent vraiment parfois.Ils se disent modernes, ouverts mais pour la majorité ne lisent pas (je parle de lectures professionnelles) et comme la plupart des gens ont vraiment du mal à gérer le changement. Quand on leur explique qu’une révolution est en cours à travers l’essor du web 2.0, ils écoutent, sont même prêts à faire certaines concessions mais il faut que ca rentre dans les cases pré-existantes :
- ROI (retour sur investissement)
- Court terme
- Levier facile et maîtrisable
En gros ca donne : « Bon c’est des RP ou de la pub en fait ? »  et « euh au fait, comment je fais pour gagner rapidement des sous avec votre truc là ? Non parce que il faut que je rentabilise et que je rassure ma direction ! ».
Manque de bol, ici ca ne fonctionne pas si simplement.
Alors ils vont au plus simple voire simplistes : se contenter comme unique stratégie d’inviter des blogueurs sur des opérations de lancement de produits/services voire pire leur envoyer un communiqué de presse (on sait jamais après tout, dans le doute…).
En France, les blogs ont été surexposés par les medias et cela a eu pour conséquence la starification de certains d’entre eux mais aussi et surtout d’en faire l’unique prisme par lequel les marketers pensent aborder les fameuses « discussions » (vous vous souvenez « les marchés sont des conversations »).
Rapé encore une fois !
Les blogs ne font « que » partie d’un grand tout que l’on pourrait nommer les média sociaux et avec eux  twitter, les forums, les plateformes de feedback 2.0, les communautés, Facebook et j’en passe…
Nous ne le répéterons jamais assez, prendre un top wikio ou un quelconque classement et écrire aux 10 tout en haut de la liste est non seulement stupide mais surtout pas efficace pour 2 sous pour la simple et bonne raison que ces personnes (oui oui, incroyable mais vrai, ce ne sont pas que des blogs mais bel et bien des personnes) sont sur-sollicités et qu’elles n’ont peut être aucun atome crochu avec votre marque
Oui je sais c’est dur à lire, mais peut être qu’ils n’adoreront pas votre marque ou votre innovation produit/service…
Au mieux elles ne diront rien, au pire, elles critiqueront l’approche
Ce qui est en train de se passer est bien plus profond et même si les entreprises n’y voient que des risques (mon dieu, je ne maîtrise plus mon message - mais l’a t’elle jamais maîtrisé ?), ce sont de formidables opportunités à saisir si tenté qu’on veuille bien prendre un peu le temps pour comprendre ce qui se passe.
Sans revenir sur le paradoxe de surchoix, la perte de crédibilité de la publicité, le marketing 2.0, c’est la possibilité de trouver des consommateurs passionnés : ceux qui détestent ou ceux qui adorent votre marque ! Et mieux, vous pouvez discuter avec eux !
Comprendre ce qu’ils attendent de vous (et modifier votre marketing produit en conséquence), partagez avec eux leur passion, leur donner des éléments pour qu’ils vous aiment encore plus ou pour que ceux qui vous détestent changent éventuellement d’avis ou au moins aient toutes les billes pour argumenter leurs propos.
Les effets ?
Répondre beaucoup mieux aux attentes clients (fini les quali réalisés au hasard sur quelques personnes payées pour discuter), de fidéliser, d’utiliser votre cible comme media (les passionnés sauront transmettre la matière que vous leur offrez même si bien sur cela se fera avec leurs mots et avec leur subjectivité).
Sur ce dernier point, ne pensez surtout pas qu’en ne leur adressant pas la parole vous vous mettez à l’abri des critiques, ce serait une grossière erreur. Ils n’ont pas attendu votre permission pour parler de votre marque online.
Alors autant participer à la conversation, leur donner les moyens de se faire une vraie idée, d’éventuellement centraliser ces critiques et opinions…
En résumé et comme le dirait Jacques Martin : « les gens sont formidables ».
Mais bien sur, cela ne peut pas se faire dans le court terme et se contenter de demander à quelques blogueurs en vue de parler de votre lancement produit n’est clairement pas la bonne solution même si c’est un début intéressant.
Il faut prendre les choses dans leur ensemble. Comprendre que cela ne peut fournir un résultat financier sur le court terme, et que des investissements seront nécessaire de la part des marques : du temps et de l’écoute principalement.
Alors pour ceux que ca intéressent, je propose des stages sur le marché du dimanche :) (plusieurs villes disponibles) à des prix très intéressants – vous y apprendrez comment la communication fonctionne dans un système où les gens se parlent entre eux et ou ces discussions ont plus d’impact que ce que vous pouvez dire.

0107

Le temps Maître du 21ème siècle : LE facteur clef de succès.

Par greg, à 14:45

 C’était le thème de mon mémoire il y a presque 10 ans déjà ! Déjà à l’époque tout s’accélérait et tout le monde voulait aller plus vite (temps des puces, des microprocesseurs, des moyens de transport, des connexions internet, développement du téléphone mobile…) et j’avais à cette occasion rencontré Robert Rochefort, le directeur du CREDOC.

Alors quand je suis retourné là-bas il y a 2 semaines pour faire des interviews, je n’ai pas résisté à l’envie de poser quelques questions sur le sujet à mon hôte afin de partager avec vous sur le sujet.

Raphael Berger nous explique donc comment le temps est de plus en plus présent dans nos choix quotidiens et nos décisions d’achat.

Je suppose que vous sentez vous aussi comment cette pression entre dans votre quotidien, d’ailleurs, nous ressentons souvent l’envie (en particulier quand on est citadin et à fortiori à Paris) de prendre du temps.

Le temps est devenu un nouveau luxe finalement.

2606

Sur l’utilisation de l’homosexualité dans la publicité

Par greg, à 10:17

Un peu en réaction à cette dernière pub de Heinz et un peu aussi parce que le sujet me trotte dans la tête depuis quelques temps déjà, voici ma petite réflexion sur le sujet.

Il y a encore peu de temps, le monde de la publicité était 100% hétéro, situation qui a évoluée au fur et à mesure.

A priori, on pourrait se dire qu’il s’agit là d’une intégration de cette communauté et par conséquent de son acceptation par les hétéros (la pub est à l’image de son temps après tout).

Toutefois si on y regarde de plus près, la réalité n’est pas aussi claire.

Dans un 1er temps, l’homosexualité était uniquement utilisée dans la publicité pour les maladies sexuellement transmissibles ou par les organismes militant à l’égalité entre les hommes (hétéro ou gay) : eux aussi ont le droit à une vie de patachon d’abord !

Si vous souhaitez d'autres exemples, en voici ici, ici ou encore ici.

Ensuite, la publicité grand public s’est emparée du phénomène gay alors qu’il devenait tendance. Sans volontairement être homophobes, ces publicités (souvent drôles, j’avoue) ont enfermé les gays dans un contraste avec les hétéros.

Rien d’étonnant me direz vous puisque finalement notre société (et la publicité dans son prolongement logique) a toujours joué sur l’opposition femmes Vs hommes. Les homos n’échappent donc pas à cette règle universelle. D’ailleurs, les adolescents en mal d’affirmation (et pas que eux) de leur sexualité n’hésitent pas à utiliser des termes homophobes sans pour autant réfléchir à la signification de leur propos.

Une fois de plus, vous trouverez des exemples ici, ici, ici, ici, ici ou encore ici.

Bien entendu, je n’oublie pas le second et troisième rôle dans lesquel on emploient très volontiers les homos à savoir les dramaqueens (exemples ici, ici, ou encore ici) ou les bodybuildés.

S’il est vrai que les homos prennent souvent plus soin d’eux et par conséquent sont leader d’opinion sur un ensemble d’éléments, l’univers du luxe use et abuse de ces éphèbes aux tablettes de chocolat (au grand plaisir d’Embruns d’ailleurs ;) de manière très ambigüe (personne ne dit qu’ils sont homos finalement).

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D’ailleurs, en ouvrant un magazine homo on se rend compte en 2 minutes que les publicitaires sont peu imaginatifs (ou prennent les gens pour des idiots) en mettant des mecs à poil pour vendre n’importe quoi que ce soit une chemise ou un parfum pour chien.

Pour sa défense il faut bien dire que la publicité se doit d’aller directement au but, sans pouvoir laisser de la place à la nuance. Les idées doivent être vendues sur 1 page (pour la presse) ou en 30 secondes (pour la TV). Aucun intérêt d’utiliser l’image de l’homo si ce n’est pas pour s’en moquer ou admirer son corps d’athlète (allez au Bears den à Paris vous verrez qu’ils ne sont pas tous comme ca) !

A l’initiative des associations luttant contre les maladies sexuellement transmissibles, quelques entreprises comme MTV, Guinness, Absolut, Hyundai ou encore Levi’s (voir ci dessous) comprennent qu’il faut adapter le message à cette cible sans forcément tomber dans les clichés. On ne se moque pas, on ne ghettoïse pas, on accepte la différence avec respect tout simplement.

 

Pour conclure (et j’ai fait exprès de ne pas aborder le point avant), je relèverais juste le fait que bien souvent dans ces caricatures au goût douteux, homosexualité = bite.

En effet, les lesbiennes, moins caricaturables (je sais le mot n’existe pas) je suppose, sont peu ou pas utilisée et finalement n’apparaissent quasi que dans les publicités pour le HIV.

Enfin, je ne suis pas dupe, la publicité a toujours utilisé les caricatures pour vendre (les blondes aux gros seins (t-shirt blanc transparent inside), les noirs qui courent vite ou qui en ont une grosse….).

Ces pubs fonctionnent sur moi aussi (je ne pourrais pas maintenir l’inverse) cependant je ne saurais trop conseiller aux marques de prendre en considération (quand cela peut s’avérer pertinent) les homosexuels (et les minorités de manière générale) et de les micro-cibler avec des messages spécifiques qui se montreront d’autant plus efficaces.

2306

Y3 : Un cas d'école de Cobranding entre adidas et Yohji Yamamoto

Par greg, à 21:24

Y3_2 Que ce soit au travers de H&M ou d’autres, nous assistons de plus en plus à du co-branding entre des marques de luxe et des marques grands publics.

Les 2 marques s’y retrouvent généralement mais il s’agit principalement de coups commerciaux.

Adidas a une stratégie un peu différente et a décidé de faire du co-branding sur le long terme avec Stella Mac Cartney et Yohji Yamamoto.

Si le 1er partenariat fonctionne bien, le second connaît un véritable succès qui profite aux 2 marques.

En effet, en 5 petites années, Y3 a réussi a se créer un véritable positionnement sportwear luxe sans cannibaliser aucune des 2 marques initiales.

Cela signifie des ventes complémentaires (et donc du CA) mais également une manière de positionner les marques mères (plus fashion pour adidas, plus grands public pour Yamamoto).

Du coup 2 collections par année et des boutiques en propre pour cette nouvelle marque ainsi qu'une boutique on-line.

Toutefois, le succès est tel qu’Y3 devient plus rentable que la marque de luxe.

Yoshi Yamamoto revisite complètement les codes de la marque aux 3bandes, utilisent des matières beaucoup plus nobles aussi.

Un segment que les autres marques n'arrivent pas vraiment à toucher car elles n'y sont pas vraiment crédible : ici adidas possède le savoir faire et les coupes à succès et Yamamoto l'audace qu'il manquait à la marque pour qu'elle se détache nettement des autres.

Alors bien sur il s'agit d'un micro segment de marché mais toutefois, je ne connais pas beaucoup d’aussi beaux succès dans le domaine du prêt à porter voire même plus largement dans d’autres secteurs.

Dommage qu'ils ne soient pas aussi bons en référencement parce que là y'a vraiment du boulot par contre...

PS : et j'ai vu un pull samedi chez eux à tomber !

1706

Quelle logique pour lancer et acheter un 4*4 en 2008 ?

Par greg, à 10:08

Je ne sais pas pour vous mais j’essaie de suivre un peu l’actualité et ce que je lis d’un coté, c’est la baisse du pouvoir d’achat, c’est le prix d’un baril de pétrole qui n’arrête pas de s’envoler avec des prévisions à $250 dans peu de temps. Je lis aussi un net retour sociétal au vert, au pur, en 2 mots, à l’écologie.
Et puis d’un autre coté, je lis que des marques comme Renault ou Ford lancent de nouveaux 4*4 juste après Citroën d'ailleurs….
En dehors du fait qu’ils arrivent sur le tard de la grosse vague d’il y a quelques années, je me dis 2 choses :
-Quelle responsabilité pour Renault de lancer des voitures si gourmandes en essence ?
- Quel cohérence d’acheter ce type de voiture en 2008 ?

En voyant cette note chez Capucine, je me suis dis que je devais être un peu bobo et que finalement seule les marques de luxe (Mercedes, BMW, Audi, Porsche, WV) s’étaient déclinées en 4 roues motrices et que finalement ces produits Me-too de Renault et Ford pouvaient permettre à une couche plus modeste de la société d’accéder à une certaine image du luxe.
Et puis finalement ces voitures sont spacieuses et correspondent bien aux besoins d’une famille au même titre qu’un monospace.
On pourra également me rétorquer que ce ne sont pas vraiment des 4*4 mais des véhicules en gamme SUV mais malgré tout je me questionne…
A la vitesse ou vont les choses les heureux propriétaires de ces voitures ne pourront bientôt plus se payer de quoi les faire avancer et ne pourront jamais les revendre ou alors à un prix dérisoire…
On se peut se dire que Renault et Ford ne pouvaient pas passer à coté de l’opportunité marché, mais quid de celle des voitures hybrides qui leur apporteraient en plus d’une bonne conscience un lot de RP non négligeable ?
Nous verrons bien si ces lancements booste le marché des 4*4 qui, je crois, commence à décroître, moi je me dis (et j’espère) que ces lancements pourraient couter cher à ces 2 marques…
Quant aux possibles acquéreurs je leur conseillerais d’attendre la revente des 4*4 de luxe qui eux aussi devraient connaître quelques difficultés sur le marché des secondes mains…

1606

Nespresso fait du Cappuccino maintenant !

Par greg, à 10:31

NespressoIl est loin le temps ou Nescafé était uniquement une marque de café soluble… Depuis plus d'une décennie la stratégie de cette marque du groupe Nestlé a bien évolué avec le lancement de Nespresso.
Je ne vais pas vous ressortir toute la saga de Nespresso, cependant l’évolution du marché est intéressante.

  1. 1987 : Nestlé lance Nespresso lance l’expresso haut de gamme et facile (et cher) pour le grand public grâce à un système de capsules (cash récurrent pour la marque).
  2. EDIT : Phillips lance Senseo : une machine bas de gamme mais qui fonctionne également avec un système de recharge.
  3. 2004 : Suchard (groupe Kraft) l’autre géant du café (avec Carte noire) lance Tassimo : un positionnement entré de gamme dont la différentiation est de préparer plusieurs boissons avec le même appareil (thé, café long, cappuccino, chocolat et bien sur expresso). Bon ils arrivent bien bien après c'est clair mais bon...
  4. 2007 : Nestlé lance Dolce Gusto, une machine moyen de gamme (entre Nespresso et Tassimo) avec la même promesse produit que Tassimo mais l’élégance et l'humour (avec Jamel) en plus.
  5. 2007/2008 : Dans le même temps Tassimo se lance sur une communication plus qualitative (retour au noir) avec une nouvelle machine signée Krups. Ils pourraient presque dire : « pourquoi payer plus cher)

Et voilà que je vois que Nespresso vient de lancer une nouvelle machine en partenariat avec Delonghi  (Latissima EN 680) qui permet de faire des café Latte et des cappuccino. Pas de capsule pour le lait (comme Dolce Gusto) mais je pense que ca ne saurait tarder.
Ainsi Nescafé s’accapare (et bloque) encore plus le café haut de gamme et ses produits associés et Dolce Gusto concurrence Tassimo sur son terrain.

Et bien sur la marque est toujours présente sur son segment d'origine, à savoir le café soluble mais se bat beaucoup moins sur ce dernier (ca fait bien longtemps que je n'ai pas vu de pub pour la marque).
La stratégie du groupe Nestlé sur ce segment est véritablement intéressante en tous cas.

1306

Etude quali, etudes quanti : quelques explications pour mieux comprendre!

Par greg, à 17:00

Depuis un petit moment, je me dis que ca peut être intéressant d’expliquer quelques principes de bases en marketing et en communication. J’avais dans l’idée d’expliquer les différents types d’études consommateurs afin que vous puissiez y voir plus clair.
D’ailleurs quand j’ai vu ce post d’Mry, je me suis dis que ce n’était pas forcément inutile !
Et comme je fais les choses bien, je suis carrément allé jusqu’au Credoc qui est l’un centre de recherche les plus connu en France sur l’observation des consommateurs afin d’y interviewé le Raphaël Berger le directeur adjoint du département consommation.
Dans cette courte vidéo, Raphael vous explique très clairement ce que sont les études quantitatives, les études qualitatives et les études d’observation.
J’ai fait d’autres vidéos avec le très sympathique Raphael sur d’autres sujets que je vous donnerais un peu plus tard !
Je vous laisse regarder la vidéo et entamer la discussion si vous le souhaitez.

0906

55% des personnes interrogees lisent les blogs...euh non 16%

Par greg, à 23:08

Ca m'amuse toujours de voir des études qui s'essaient à donner un panorama des lecteurs de blogs pour la simple et bonne raison qu'une part non negligeagle des gens ne savent pas reconnaître un blog quand ils tombent dessus st qu'en plus tout depend de qui on parle, quel point de vue.
Pour la majorité rien ne ressemble plus à une page web qu'une autre page web, qu'elle soit personnelle ou pas après peu importe finalement...
Cependant, emarketer republie toutefois un tableau des usages web établi aux US en mars 2007 et qui segmente par age les différents usages :
Emarketer
Pour revenir sur les chiffres que je vous donne en titre, vous aurez bien compris que 55% des 13-24 ans disent lire les blogs tandis que 16% des 61 -75% expliquent avoir la même pratique.
Cet extrait d'étude est intéressant car on m'explique souvent que le web (et les blogs) restent un terrain de jeu pour majeurs attardés ou pour mineurs.
Bien sur les Baby Boomer et les plus agés ne sont pas majoritaire dans les usages mais les chiffres sont loin d'être insignifiants même pour ce qui concernen la lecture de blogs ou le téléchargement de musique (17% des 60 ans et + ce n'est pas rien).
On peut également lire dans ces chiffres les tendances qui arrivent et l'on comprend mieux pourquoi les marques commencent à s'agiter autour d'internet, du marketing d'influence ou encore du marketing communautaire.
La messe est presque dîte, les futurs consommateurs sont des internautes en puissance et il va falloir entrer sur leur terrain de jeu !

2305

Francois Laurent : le marketing s’est deshumanisé

Par greg, à 10:07

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre traitant du marketing 2.0, j’ai rencontré Francois Laurent, co-président de l’Adetem (association des marketeux). J’en ai profité pour faire une petite interview pour Culture-buzz mais que je place également ici. L’expérience de François est très très large, de l’agence à l’institut d’étude en passant par l’annonceur et son avis est forcément très intéressant. Il nous explique entre autre sa vision du marketing 2.0, comment il le différencie du web 2.0, comment le marketing est en pleine révolution, il parle également des limites du modèle. Finalement j’aime bien sa dernière idée qu’avec le 2.0, nous revenons simplement à la communication d’autan. Je vous laisse découvrir tout cela à travers la vidéo.

0905

Comment le web transforme le comportement des consommateurs

Par greg, à 14:09

Encore trouvé sur l'excellent blog d'Henri, une nouvelle vidéo de Bernard Cathelat qui cette fois s'intéresse à l'évolution des comportements avec l'arrivée du web mais aussi à la modification de la relation entre marques et consommateurs.
J'aime bien cette vidéo qui relativise aussi l'importance du web 2.0 :
- Seul 50% des francais sont connectés à Internet
- Peu d'entre eux collaborent
- Il envisage que la liberté de choix sur le web soit relativement fictive

Tout cela fait du bien quand on baigne dans le web 2 tout au long de la journée !
Il est également intéressant d'écouter ses idées concernant l'évolution des relations via le web même si je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce qu'il dit.
Pour moi, les relations virtuelles n'existent pas vraiment, elles existent qu'en qualité de préambule à des relations dans la vraie vie et je crois profondémment à ce retour aux choses vraies.

2902

Bruno Walther "La politique et le porno sont les précursseurs sur Internet"

Par greg, à 12:52

Blogthecom est un nouveau blog autour de la communication et ils se sont décidés à faire des interviews en débutant par Bruno Walther, le DG d'Ogilvy One.
Encore des choses à améliorer (les coupures) et le son en général mais c'est vraiment un bon début.
Comme je l'ai mis dans le titre, il nous explique que le porno et la politique sont souvent très avance que ce soit technologiquement mais aussi stratégiquement d'une certain manière. J'avoue que je le rejoins plutôt sur ce point là et j'ai toujours été fasciner de voir à quel point ces 2 secteurs étaient toujours en pointe.
Par ailleurs, il dis que la problématique n'est plus d'avoir le plus gros site mais d'être au carrefour des audiences.
Il nous parle également de Facebook qui ne serait pas un réseau social mais plutôt une plateforme de jeux (son point de vue est intéressant), des business model de Facebook, YouTube et Dailymotion, de la fin de la pub sur France Télévision (il pense que cette décision va motiver les marques à communiquer plus sur Internet), de Jérôme Kerviel et du placement de concept !
J'apprécie toujours de savoir comment les dirigeants d'agences analysent l'actualité marketing et communication, cette vision nous permet de comprendre l'évolution que va prendre l'agence dans les quelques années à venir. A suivre donc !

2502

La guerre des FAI : Alice tire le premier en insérant le mobile

Par greg, à 22:51

Les FAI (fournisseurs d’Accès Internet) mènent une bataille sans faille !
Chaque client de gagné est une petite victoire car ils proposent tous le même service au même prix et il est assez difficile pour eux de se différencier (le service au client fait la différence mais il est difficile à matérialiser).

Il n’y a pas de mystère, c’est pour cette raison que vous êtes matraqués de publicité Neuf et Alice !

Dans ce contexte, quand un FAI fait un pas en avant, c’est une petite révolution !

Il était clair que le mobile était la prochaine étape dans le développement des services FAI et le rapprochement entre Neuf et SFR n’est pas un hasard, ni le fait que Free cherche à récupérer la 4ème licence de téléphonie mobile.

Dans cette guerre, je me disais qu’Alice n’était pas très bien loti avec ses 5% de parts de marché et ses partenariats
inexistants avec un opérateur mobile  et je pensais que Telecom Italia allait jeter l’éponge et revendre.
Finalement, ce sont eux qui tirent les 1er(avant même Orange pourtant dans une pure logique de global player) avec une offre qui devrait avoir un gros écho dans un contexte de baisse du pouvoir d’achat puisqu’ils offrent pendant 1 an, 4 h d’appels mensuel (retiré à la seconde dès la 1ère seconde) vers l’ensemble des mobiles français.

Les mentions ne disent pas la valeur du service (pas sur que ce soit très légal d’ailleurs mais bon…) ce qui signifie selon moi que l’offre est amené a entrer dans le catalogue pérenne…

Je pense que les concurrents ne devraient pas tarder à réagir et les opérateurs mobile de lancer leur offres internet (à l'instar de SFR), la bataille va être intéressante à regarder !

Les critiques du service client d’Alice me semble loin en tous cas…

Et vous ca vous donne envie d’aller chez Alice ?

2002

Les magasins de demain : une étude de TNS-Sofrès

Par greg, à 21:45

En ce moment je lis beaucoup d'études qui sont toutes plus intéressantes les unes que les autres et j'ai alors réalisé que je n'en mettais plus beaucoup ici, à tort donc !
Voici donc une étude de TNS Sofres qui a été réalisée en novembre 2007 auprès de 4 700 personnes aux USA, au Canada, en France, en GB, en Allemagne en Chine et au Japon mais également auprès de professionnels du secteur afin de définir à quoi allaient ressembler les magasins de demain !
Il est vrai qu'on nous parle beaucoup de caddies magiques, de miroirs interactifs...ici, ce n'est pas moins de 12 concepts qui ont été analysés par l'ensemble de ces personnes (consommateurs ou professionnels).

L'étude est intéressante car elle permet de comparer les résultats sur les différents pays, mais également les résultats des professionnels.
Sans trop de surprise, il en ressort que les concepts plébiscités sont ceux qui facilitent la vie mais je vous laisse découvrir tout cela dans le détail !
Bonne lecture !

1802

Une réorganisation autour du Community Management?

Par greg, à 17:22

Group_of_playmobil Pour faire suite à l’interview de Mary Bept Kemp de l’institut Forrester, je me suis dis qu’il était intéressant de faire une note sur un métier qui va prendre une ampleur phénoménale sur les prochaines années.
D’ailleurs, il n’y a pas de mystère puisqu’en ouvrant la newsletter d’Influencia la semaine dernière, le 1er article est consacré à une interview de Chuck Bryner, dirigeant de DDB worldwide qui annonce que « ce qui rend les marques influentes n’est pas leur taille mais leurs communautés ».

La situation aujourd’hui est la suivante :

Les consommateurs ont compris les techniques de communication des entreprises et ne sont plus vraiment dupes. Par ailleurs, de plus en plus d’entreprises communiquent à travers des media toujours plus fragmentés.

La réponse de la majorité des agences de communication restant : communiquons encore plus que les autres et ils finiront bien par acheter vos produits !

Les agences en sont encore à expliquer que les consommateurs passent plus de 20% de leur temps sur un « nouveau » medium (Internet pour ne pas le citer) et essaie de convaincre leurs client de communiquer encore plus « on line » (aujourd’hui les budgets de communication accordés à Internet sont de l’ordre de 5 à 7%) : le fameux concept d’agence 360°...

Malheureusement (ou heureusement) le consommateur va bien plus vite que cela et la communication sur le web (banner et autres) aussi pertinente soit t’elle n’est plus suffisante…

En effet, lorsqu’il fait ses achats, le consommateur demande à ses amis, connaissance puis part explorer Google (en restant sur la 1ère page à 70%) pour récupérer des avis de consommateurs comme lui.

Et c’est là que le community management permets de faire la différence, et ce, pour plusieurs raisons :

  • Le bouche à oreille (on line ou off line) autour de votre marque sera forcément meilleur si vous réussissez à tisser une relation avec les consommateurs (influent sur le web ou dans leurs quartiers) proche de votre domaine d’activité.
  • Le développement de vos produits pourra se faire avec l’appui de votre communauté, ce qui vous assure un succès commercial évident puisqu’il sera co-construit avec les personnes les plus pertinentes sur votre domaine d’activité
  • Les éventuelles crises ou tout simplement les attaques vous remonteront de manière plus claire et construite et seront auto géré par la communauté qui répondra à votre place.

Cela implique des modifications profondes dans les agences de communication (encore organisée par médium), dans les entreprises dans lesquels le terme « community management » n’existe pas, dans les instituts d’études aussi puisqu’ils vont devoir identifier et intégrer les communautés dans leurs quali.
Bref, la communication est en train de renaître, et c’est passionnant d’y prendre part !

2410

Zilok : de la proprièté à l'usage

Par greg, à 09:06

Je vous parlais hier de 2 tendances fortes dans la consommation, la deuxième est donc le fait de tout louer.
En effet, comme le remarque Jeremy Rifkin dans son livre l’âge de l’accès, « avoir, posséder et accumuler n’ont plus guère de sens dans une économie où la seule constante est le changement ». Et d’ajouter : « A quoi sert  d’acquérir la propriété d’un produit ou d’une technologie qui risque d’être obsolète avant même qu’on ait fini de la payer ? »

La location devient une vraie alternative : logement (les gens sont plus mobiles), voiture…

Le rapport à l’objet est bouleversé dans une société qui se dématérialise (musique, livre, courrier…) et les consommateurs privilégient de plus en plus l’usage à la possession.

C’est sans doute en analysant cette mouvance que Thibaud Elzière a créé Zilok qui permet aux particuliers et professionnels de louer leurs biens (appareil à raclette, sacs à main…). Le système s’apparente un peu à Ebay sauf qu’il s’agit de location finalement.
Quoiqu’il en soit, cette mouvance est tout à fait intéressante!

Et vous, quelle relation entretenez vous avec les objets ?

 
Source : Marketing magazine, Mathilde et JM Billaut

1907

Florajet & Meetic : à qui profite le partenariat ?

Par greg, à 14:14

Autant je ne suis pas (plus) abonné à la news de Meetic, autant désormais je suis dans les fichiers de Florajet (oui oui j’envoie des fleurs de temps en temps) et j’ai été surpris par ce mailing : Meetic_et_florajet

 

 

Dans le principe donc, vous pouvez envoyer des fleurs à la personne avec qui vous êtes en contact sur Meetic en ne connaissant que son pseudo.

Je trouve l’idée maline et le positionnement pas idiot mais honnêtement, pour avoir été client de Meetic, je me demande bien qui va dépenser les 40 € que représente un bouquet pour une personne qu’il (ou qu’elle, y’a pas de raison que ca n’aille que dans un sens) n’a jamais vu. Personnellement, j’attendrais de voir la personne pour commencer cette phase de «drague »…
Par contre, ce que je note, c’est que Florajet a réussi à se positionner chez Meetic et qu’en terme de notoriété pour eux, c’est juste un pas de géant dans la mesure où ils se démarquent des autres vendeurs on-line de fleurs même s’ils restent encore dans l’ombre du bien établi Interflora.

Une idée pour Bagatelles peut être (bien que cela implique une certaine industrialisation)...Mathilde nous dira ca

0907

Marketing-etudiant.fr : une mine d’informations !

Par greg, à 20:47

Marketing étudiant, le portail des étudiants en marketing

Je viens de découvrir le site marketing-étudiant car les personnes qui le tiennent m’ont démarché afin que je participe au contenu !
J’avoue que je ne connaissais pas ce site mais c’est véritablement une mine d’informations pour les étudiants en marketing et communication.

J’aurais bien aimé avoir ce genre de site pendant ma période d’étudiant…

Pleins de bons conseils y sont donnés, des cours ou encore des mémoires sont en lignes, des « experts » expliquent différents concepts, chacun pour leur domaine…bref c’est vraiment un site à connaître si ce n’est pas déjà le cas car en très peu de temps ils ont déjà réussi à réunir une communauté de plus de 25 000 personnes (principalement étudiants en marketing/communication)!

Le principe est véritablement communautaire dans la mesure où, un peu à la manière de Wikipedia, ce sont les lecteurs qui construisent le contenu de ce site !
Au final, j’ai accepté de devenir « expert en marketing alternatif » pour ce site, des publications arriveront donc bientôt, ce qui ne m’empêchera pas, bien sur, de continuer ce blog !

 On se retrouve là-bas ?

1405

Tropicana se lance dans l'alicament avec Vitaduo

Par greg, à 14:16

La santé est de plus en plus au cœur des préoccupations, je suppose que c’est l’évolution normale d’une société de consommation où la majorité est à l’abri du besoin.
Ainsi, on voit débarquer de plus en plus de produits «santé ».

Au coeur de cette tendance, Tropicana vient de lancer une nouvelle gamme de jus de fruits et légumes frais. Ainsi des petites bouteilles de Vitaduo (c’est le nom du produit) vont faire apparaître dans les rayons frais de vos supermarchés !

3 recettes qui combinent systématiquement 4 fruits et légumes frais  :
- Jaune : Maïs, Potiron, Ananas, Poire
-
Orange : Potiron, Carotte, Banane Pêche
-
Rouge : Tomate, Carotte, Fraise, Framboise

 L’agence a envoyé à quelques blogueurs des bouteilles sans marque afin de nous faire gouter en avant première ces 3 jus sans que nous puissions avoir quelconque à priori.
J’avoue que ce n’est pas mauvais. Ma préférence (ainsi que celle de ma famile) va tout de même à l’orange car le goût de banane adoucit l’ensemble mais les autres ne sont pas de mauvaises factures.
.
Voilà pour le testimonial mais je suppose que les recettes ont été maintes fois testés sur des consommateurs.

 L’évolution de Tropicana vers les alicaments est assez logique je trouve, je suis curieux de voir si les consommateurs seront réceptifs, c’est à priori dans ce sens que va le marché en tous cas !

Merci à Lt-z pour la vidéo !

Bonjour !
Prêt à sortir du cadre ?
Bienvenue sur ce blog carrément subjectif qui parle beaucoup de marketing et de communication mais pas que... S'il s'agit de votre première visite alors je vous encourage à vous balader au gré des catégories et des archives et si ça vous tente à laisser un commentaire et engager une conversation.

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